31/03/2017

Rafael Arenas García: "Ignominie et trahison de l'Europe"

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Photo : Antifascistes allemands : Tous trois étaient membres du groupe antifasciste "La Rose blanche". Après avoir été dénoncés par un appariteur de l'Université de Munich pour avoir diffusé un pamphlet antinazi, ils furent livrés par les autorités académiques à la Gestapo, jugés, condamnés à mort et exécutés (1).

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"L'Union [européenne] est fondée sur les valeurs de respect de la dignité humaine, de liberté, de démocratie, d'égalité, de l'État de droit, ainsi que de respect des droits de l'homme, y compris des droits des personnes appartenant à des minorités. Ces valeurs sont communes aux États membres dans une société caractérisée par le pluralisme, la non-discrimination, la tolérance, la justice, la solidarité et l'égalité entre les femmes et les hommes" (article 2 du Traité de l'Union européenne).

"L'Union établit un marché intérieur. Elle œuvre pour le développement durable de l'Europe fondé sur une croissance économique équilibrée et sur la stabilité des prix, une économie sociale de marché hautement compétitive, qui tend au plein emploi et au progrès social, et un niveau élevé de protection et d'amélioration de la qualité de l'environnement. Elle promeut le progrès scientifique et technique.
Elle combat l'exclusion sociale et les discriminations, et promeut la justice et la protection sociales, l'égalité entre les femmes et les hommes, la solidarité entre les générations et la protection des droits de l'enfant.
Elle promeut la cohésion économique, sociale et territoriale, et la solidarité entre les États membres.
Elle respecte la richesse de sa diversité culturelle et linguistique, et veille à la sauvegarde et au développement du patrimoine culturel européen.
(article 3.3. du Traité de l'Union européenne).

"L'Union et les États membres, conscients des droits sociaux fondamentaux, tels que ceux énoncés dans la Charte sociale européenne signée à Turin le 18 octobre 1961 et dans la Charte communautaire des droits sociaux fondamentaux des travailleurs de 1989, ont pour objectifs la promotion de l'emploi, l'amélioration des conditions de vie et de travail, permettant leur égalisation dans le progrès, une protection sociale adéquate, le dialogue social, le développement des ressources humaines permettant un niveau d'emploi élevé et durable et la lutte contre les exclusions." (article 151.1 du Traité sur le Fonctionnement de l'Union européenne).

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C'est moi qui ai ajouté la mise en valeur en gras dans tous ces articles. Je me les suis remémorés hier, lorsque je lisais que la troika européenne avait proposé à la Grèce d'étendre la journée de travail à 6 jours. La nouvelle était donnée en primeur par Eduardo Rojo sur Facebook et je l'ai vue confirmée ensuite dans El País. S'il s'agissait d'une nouvelle isolée, je penserais que c'est une blague de mauvais goût; mais comme ce n'est pas le cas, comme il s'agit d'une proposition qui, malheureusement, est terriblement cohérente avec ce qui se passe, elle ne provoque pas de la surprise mais de l'indignation, une indignation profonde et douloureuse.

 

Il s'agit d'une trahison à ce qu'est l'Europe, à ce pour quoi furent créées les Communautés initiales et aux objectifs essentiels du projet européen. Les articles que je reproduis ici du Traité de l'Union européenne et du Traité sur le Fonctionnement de l'Union européenne ne sont pas de la simple rhétorique mais traduisent ce que signifie l'Europe pour la majorité des européens : un lieu dans lequel il est possible de vivre et de se développer comme être humain sans craindre la misère et les injustices qui dévastent une grande partie du monde. Une oasis qui devrait servir d'exemple pour d'autres domaines et où personne ne se sentirait abandonné par la société, par ses semblables. Un lieu dans lequel les structures économiques et politiques sont au service des personnes.

 

Sont-ils conscients, ceux qui ont proposé cette énormité, l'allongement de la journée de travail, de ce que signifie l'Europe, de ce pour quoi elle a été créée ? Savent-ils qu'elle a émergé après une guerre terrifiante dans laquelle on a bafoué comme dans aucune autre les droits fondamentaux des êtres humains ? Se rendent-ils compte que l'Europe a été créée par des personnes qui avaient souffert dans leur propre chair les conséquences qui dérivent d'une société injuste et discriminante ? Par des personnes pleinement conscientes du fait que, si la société n'est pas prospère pour tous, les pires démons sortiront à la lumière ? Je crois que ces fonctionnaires ne savent rien de tout cela et ne sont pas conscients du rôle qu'ils ont à jouer comme représentants d'une des constructions politiques et économiques les plus importantes de l'Histoire.

 

L'échec de l'Europe dans la crise qui nous dévaste est désespérant. Comment l'Union européenne peut-elle non seulement tolérer, mais même approfondir la destruction de l'économie grecque ? Comment est-il possible que non seulement on tolère, mais que même on soutienne l'exclusion sociale, la diminution des salaires, la destruction de l'état de bien-être ? Comment est-il possible que l'exemple grec n'ait pas servi d'avertissement et que maintenant le Portugal aussi se trouve dans une situation qui commence à être préoccupante, et que les troisième et quatrième économies de la zone euro (l'Italie et l'Espagne) subissent une punition profonde et injuste pour leur population ? Comment est-il possible qu'on tolère la destruction de droits sociaux, la diminution de la protection sociale, l'altération des règles du jeu qui ont permis à l'Europe de rester prospère et en paix pendant plus de cinquante ans ?

 

Nous sommes devant une trahison de l'Europe qui ne peut pas nous laisser indifférents, devant laquelle il faut réagir. Ceux qui ne sont pas d'accord avec cette Europe misérable, qu'ils le disent, qu'ils crient, qu'ils agissent. Il y a du travail devant nous, parce que le diagnostic de ce qui arrive est clair : l'Europe existe comme société et comme économie, cependant l'Europe n'est pas gouvernée par l'Europe, mais par les Etats. Ce sont les intérêts nationaux et les manœuvres qui conduisent le continent au désastre. Beaucoup l'ont dit, moi-même je le dénonçais il y a des années, et j'affirmais alors que le fait de ne pas assumer un changement institutionnel profond pourrait avoir des conséquences néfastes à moyen terme. Trois ans ont passé, et les conséquences néfastes sont déjà là. En Europe les uns gagnent et les autres meurent. La débâcle est là, et même ceux qui en tirent bénéfice aujourd'hui ne pourront éviter de subir les conséquences d'une politique erronée. Une fois que le sud de l'Europe sera un champ désert, ce sera le tour du nord, que personne n'en doute.

 

Devant ce constat, il faut construire une authentique politique européenne. Il y a seulement un chemin, seulement une solution, seulement une espérance : l'Europe, plus d'Europe. Ainsi le formulait un article écrit il y a peu par trois allemands et avec lequel je suis pleinement d'accord. Il doit y avoir plus d'initiatives dans ce sens et ici les partis politiques doivent agir. Les partis en Espagne, mais certainement pas seulement en Espagne, ont une dette envers la société qui leur a permis de monopoliser progressivement la chose publique. Nous leur avons confié tout le pouvoir et ils doivent l'utiliser pour que nos conditions de vie à tous soient meilleures. Pour réussir cela, il n'y a pas d'autre solution qu'une intégration politique européenne, et cette intégration passe d'abord par la coordination et ensuite par la fusion de partis politiques, jusqu'à obtenir d'authentiques partis européens qui défendent des politiques européennes non seulement au Parlement européen, mais aussi dans les Parlements nationaux et les gouvernements. Les partis qui n'optent pas pour cette voie ne méritent aucune crédibilité.

 

Nous devons réagir. Nous devons agir. Eugenia Rico avait raison lorsqu'elle écrivait que "on peut tout enlever à l'homme du moment qu'on le lui enlève peu à peu". Elle met cette phrase dans la bouche d'un personnage qui explique comment il a été possible pour les Allemands d'arriver à priver les Juifs de tout ce qu'ils avaient, y compris finalement leur vie. Maintenant je commence à avoir la sensation que nous sommes confrontés à la même stratégie.

Réagissons avant qu'il ne soit tard.

 

Mardi, 4 septembre 2012.

 

Source :Ignominia y traición a Europa

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  • Photo : Antifascistes allemands :

 

Sur la photo, on voit, de gauche à droite, Hans Scholl (22.09.1918-22.02.1943), Sophie Scholl (09.05.1921-22.02.1943) et Cristoph Probst (06.11.1919-22.02.1943). Tous trois étaient membres du groupe antifasciste "La Rose blanche". ". Après avoir été dénoncés par un appariteur de l'Université de Munich pour avoir diffusé un pamphlet antinazi, ils furent livrés par les autorités académiques à la Gestapo, jugés, condamnés à mort et exécutés : "Jakob Schmid, appariteur de l'Université, les décrivit et les arrêta. Après les avoir interrogés, les autorités académiques les livrèrent à la Gestapo. Le lundi 22 février, quatre jours après avoir été arrêtés, ils furent jugés pour trahison et condamnés à mort. En même temps qu'eux, fut aussi condamné à mort Christoph Probst, étudiant de médecine arrêté le samedi 20 février, impliqué dans la rédaction et la distribution des pamphlets trouvés chez les frère et sœur Scholl".

13:33 Écrit par SaGa Bardon dans Europa | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

29/06/2016

Análisis por SCC de la salida del Reino Unido de la Unión Europea = Brexit

 


Editorial

Societat Civil Catalana expresa su preocupación por la salida del Reino Unido de la Unión Europea.

El jueves 23 de junio 2016, en referéndum, el 51,9 % de los votantes del Reino Unido (RU) dijo ‘no’ a la Unión Europea (UE). Conforme al art. 50 del Tratado de la UE, esto supondrá la salida del RU de la UE en dos años a contar desde que esta decisión sea comunicada al Consejo Europeo. Este es un acontecimiento histórico: va a tener hondas consecuencias en el devenir político, social, económico y cultural de Gran Bretaña y de Europa.

Independencia es el leitmotiv de los partidarios de la salida del RU de la UE. Independencia es el leit motiv de los partidarios de la separación de Cataluña del resto de España.

En este análisis de urgencia del Brexit y sus implicaciones consideraremos:

A. Cómo llegó el Brexit y qué supone;
B. Semejanzas y diferencias entre el Brexit y el separatismo regional, en particular el catalán; y
C. Algunas conclusiones políticas, económicas y sociales.

A. Cómo llegó el Brexit y qué supone

El referéndum sobre la permanencia o salida del RU de la UE, sintetizado en Brexit o enBrexin, en To Go or to Stay, es una propuesta electoral de David Cameron, líder del Partido Conservador Británico, para las elecciones generales del 7 de mayo de 2015, en las que consiguió mayoría absoluta. Este referéndum tiene el precedente del referéndum sobre la independencia de Escocia del RU, también posibilitado por el premier Cameron, dónde la permanencia obtuvo el 55,3 % de los votos el 18 de septiembre de 2014.

El Reino Unido (RU) es un gran país de Europa, antiguo imperio mundial. Ya antes de su adhesión a la Comunidad Económica Europea en 1973, la relación del RU con la UE ha sido especial.

→ Tanto bajo gobiernos conservadores como laboristas, en el RU se receló del proyecto de integración europea basado en una vocación política de entendimiento entre países históricamente enfrentados. ←

La integración se concreta en la cesión de competencias a nuevas instituciones comunes, señaladamente en materia de comercio exterior (unión aduanera), comercio interior (igualdad en las condiciones de competencia) y agricultura (política de ayudas a los productores), extendida posteriormente a política regional (fondos estructurales), a política monetaria (el euro, desde 1999) y otras. Hacer vigente el principio de no discriminación por nacionalidad y las libertades de circulación de mercancías, de personas, de capitales y de prestación de servicios, ha sido una tarea ardua, desarrollada de forma progresiva.

A partir de 1989, el fin de la división de Europa en bloques introdujo un cambio de calidad en el proceso de integración europea, al establecer la unión política, la unión monetaria y la adhesión a la UE de nuevos Estados Miembros, hasta los 28 actuales. El incremento en la complejidad de la UE fue proporcional al número de países -cada uno de los cuales tiene capacidad de veto en muchas materias-, diversos en historia, tamaño, tradiciones o lenguas que aportan a la Unión.

→ El éxito de la UE, el anclaje de Europa en la paz, la libertad, el entendimiento y el progreso ha sido una conquista histórica. Se ha complementado con la globalización de las relaciones económicas, políticas, sociales y culturales. ←

Esta bonanza se torció con la crisis financiera de 2008: la actividad económica declinó severamente, acentuándose la desindustrialización de bastantes regiones de Europa. El paro creció en estos lugares y especialmente en la periferia mediterránea de la eurozona, complicando el acceso al crédito de Estados y empresas. En consecuencia, la burbuja posterior a la introducción del euro estalló y llevó al rescate de varios Estados Miembros por los demás y por la misma UE.

Del mismo modo, en Europa la política nacional se enrareció a menudo y tomaron fuerza electoral grupos políticos populistas, nacionalistas, xenófobos, racistas y euroescépticos. Juntos, la extrema derecha y la extrema izquierda lograron reunir, en referéndums de varios países de la UE, votos suficientes para impedir, por ejemplo, la aprobación de la Constitución para Europa (Francia y Países Bajos en 2005) o incluso el Acuerdo de Librecambio entre Ucrania y la UE (Países Bajos en abril 2016). En este contexto, apareció el referéndum del RU para To Leave or To Remain en la UE.

→ El Brexit va a significar que el Tratado de la UE y el conjunto del derecho europeo primario y derivado (miles de Reglamentos, por ejemplo) cesarán de aplicarse al RU. Se comprenderá, pues, que el derecho interno al RU así como el derecho externo que rija las relaciones entre personas físicas y jurídicas del RU y de la UE (e incluso con terceros países), deberán atender a regulación nueva, por elaborar. Básicamente, el Brexitintroducirá inestabilidad en la política sajona y riesgo en la economía británica, y añadirá incertidumbre en el proyecto europeo. ←

El resultado negativo para el Stay, el triunfo del Go, ha sorprendido. Las encuestas, las apuestas y los mercados descontaron la permanencia en la UE. Por ello, el 24 de junio las bolsas europeas perdieron 325 mil millones de euros, esto es el 3,1 % del PIB de la UE 28. Y esto pese de la intervención del Banco Central Europeo y del Banco de Inglaterra.

B. Semejanzas y diferencias entre el Brexit y el separatismo regional, en particular el catalán

El 19 de febrero de 2016 la UE acordó con el gobierno del RU una posición particular en relación a algunas políticas de la UE. Así, en materia de libre circulación de ciudadanos europeos se limitó su acceso al RU y a sus beneficios sociales.

→ A partir de ahí la campaña sobre el Brexit se precipitó. Los debates fueron desiguales y frecuentes las medias verdades y las mentiras. Con la independencia, el RU sería el paraíso. Sustancialmente, ‘los 350 millones de libras que el RU paga cada semana a la UE’ se invertirían en el Servicio Nacional de Salud y en pensiones. Luego se ha reconocido que el importe era una patraña: son 35, la décima parte. ¡Bruselas nos roba! ←

La campaña ha concitado todo tipo de argumentos, y un crimen político: la diputada laborista Jo Cox fue asesinada el 16 de junio. En el debate apareció en contra de la UE su coste, la fuerte inmigración, la reglamentación barroca o la inseguridad. A favor de la UE estarían el libre comercio, la posición estratégica y el impacto negativo de la protección. Los análisis de institutos y think tanks menudearon: la mayor coincidencia fue estimar un coste neto para el RU de la salida de la UE situado entre un -1,5 y un -6% del PIB en el horizonte 2020 y según sean los escenarios finales.

→ Con todo, el debate y el voto del Brexit se guió mucho más por la emoción que por la razón. ←

Al escoger entre un sí o un no, en un referéndum las razones se degradan y se confunden con las emociones. Dícese que los referéndums los carga el diablo. Son forma preferida de los autócratas, que los convocan y los ganan. Polarizan, trivializan, dividen en dos, simplifican la complejidad, soliviantan el entendimiento, desconocen la verdad y producen un resultado a veces inaudito. Tienen dos ventajas: su apariencia de democracia popular y de justicia directa, y su inmediatez.

→ La salida del RU de la UE generará desintegración. El Brexit desintegra parcialmente la UE, que se reduce en significación política. ←

Sin duda, el RU es clave para el proyecto europeísta. El RU pasará a ser considerado un país tercero, como Estados Unidos, Suiza, Noruega, Turquía o China.

El Brexit tiene un notable potencial de contagio: los partidos nacionalistas, populistas y extremos de varios Estados Miembros de la UE, como los neocomunistas y los neonazis, han encontrado su gran propuesta estrella en su particular referéndum para el abandono de la UE. Es el caso de Francia, los Países Bajos, Dinamarca, Alemania, Italia, Suecia, Finlandia, Polonia y Hungría, y lo será de más naciones... y regiones.

→ El Brexit podría, pues, propiciar la desintegración de la UE. También puede desintegrar al RU, dado que los jóvenes, los profesionales, las zonas urbanas, Londres, Escocia e Irlanda del Norte (y ¡Gibraltar!) han votado muy mayoritariamente a favor de la permanencia del RU en la UE. ←

Su salida de la UE dará a los independentistas de estas regiones británicas argumentos para ofrecer y demandar más referéndums, siendo así que éstos no están prohibidos en el derecho británico y que habrá dos memorables antecedentes: el negativo, de Escocia en relación al RU de 2014; y el positivo, del RU en relación a la UE de 2016.

→ Además de la incertidumbre económica, se abre, pues, para el RU una importante fase de inestabilidad política e intranquilidad social. ←

A la vista del resultado del referéndum sobre el Brexit, se han producido reacciones de júbilo entre sus partidarios británicos, muy sorprendidos de su propio éxito, así como entre las fuerzas populistas, nacionalistas, regionalistas, secesionistas, chovinistas, supremacistas, antieuropeas y radicales de extrema izquierda y de extrema derecha en toda Europa.

→ En Cataluña, el presidente y el vicepresidente de la Generalitat, y un elenco de líderes separatistas, se felicitaron del Brexit. El éxito del independentismo británico les podría dar cuerda en su tarea desintegradora de Cataluña y de España. ←

De modo que el Brexit puede tener un efecto de demostración sobre movimientos separatistas en regiones de Estados Miembros, señaladamente en España, Italia, Francia, Bélgica, Alemania y algún otro de Europa central y del este.

→ Los independentistas británicos propugnan la ‘independencia’ de un Estado soberano en relación a una UE no soberana. Los independentistas catalanes propugnan la ‘independencia’ de una región no soberana en relación a un Estado soberano. ←

El Brexit no liquidará a la UE. Quizá liquide al RU. En cambio, una eventual independencia de Cataluña sí liquidaría a España, su unidad e integridad territorial, y a la democracia española, el Estado de derecho y el Estado del bienestar.

→ Evidentemente, la realidad británica y la catalana son esencialmente distintas y contrapuestas en muchos aspectos. El RU es un Estado y goza de soberanía; Cataluña es una región y carece de soberanía. ←

Los ciudadanos españoles residentes en Cataluña ejercen la soberanía de España junto al resto de españoles residentes en las demás Comunidades Autónomas. Por tanto, para un referéndum de independencia de una región española se requeriría una previa reforma de la Constitución Española aprobada en Cortes constituyentes y en referéndum en toda España. Por lo demás, son minoría los catalanes que votan a partidos separatistas, según se vio en las elecciones autonómicas del 27 de septiembre de 2015 y en las elecciones generales del 26 de junio de 2016.

→ De ahí que el RU, teniendo derecho a decidir, haya decidido ‘independizarse’ de la UE; y que Cataluña, no teniendo derecho a decidir, ni ha decidido ni decidirá ‘independizarse’ de España. ←

Otras tres diferencias de calado hay entre el soberanismo británico y el secesionismo catalán. Una es que cuanto perderán los británicos con su Brexit será muchísimo menos de lo que perderían los catalanes con su independencia (entre un 7,5 y un 24 % del PIB). Otra es que el Brexit no afecta a las fronteras internacionales y una hipotética independencia de Cataluña sí afectaría a las fronteras y a las relaciones internacionales. Una tercera diferencia es que los ‘independentistas’ británicos atienden al derecho, y que los ‘independentistas’ catalanes contrarían la Constitución Española y las leyes.

→ Se entiende, pues, que el Brexit sea pacífico, mientras que la independencia de Cataluña debería ser violenta. ←

Finalmente, ambos independentismos, británico y catalán, apelan a la utopía. Como todos los movimientos milenaristas prometen la utopía en ‘su’ tierra, todas las ventajas del mundo si se les sigue y vota. Por ello, como se empezará a ver a medida que se culmine elBrexit, y como ya vemos en Cataluña, dónde la separación se evidencia como imposible, el landing o aterrizaje de las personas en la realidad, puede generar daños colaterales, en forma de violencia y de desequilibrios psicológicos.

→ Por todo ello, hemos de convenir en que la capacidad de confrontación política y de desestructuración social del independentismo, sea éste nacional o regional, es realmente muy notoria. ←

C. Conclusiones políticas, económicas y sociales

El Brexit deberá realizarse. En una perspectiva de largo plazo y cultural se considerará un incidente en el camino de entendimiento entre los pueblos y la gente. Por ello, seguramente se encontrarán formas de suavizar su impacto negativo sobre el desarrollo del RU.

Por ahora, cabe extraer algunas conclusiones provisionales del Brexit. Sobre su origen, recordaremos que las ideas y la política tienen consecuencias, algunas de las cuales pueden ser severas e insospechadas. De este modo, la propaganda independentista se fue arropando con las ideologías más negacionistas, desde el nacionalismo a la xenofobia.

Sobre su impacto, cabe señalar que, si la capacidad desestructuradora del referéndum sobre el Brexit ha sido muy potente, muchísimo más aún lo será el propio Brexit, por desgracia. La desestabilización de la política, de la economía y de la sociedad británicas será la consecuencia sustancial del Brexit. Esta descomposición tendrá un fuerte impacto social, en la medida en que los efectos se concentrarán en la gente menos capaz de evitarlos, los sectores más desfavorecidos de la sociedad británica, justamente aquellos que acaso más votaron por el Go. El Brexit, pues, no será la solución a los problemas del RU sino un gravísimo problema añadido.

→ El riesgo político y la inestabilidad social del RU se han acrecentado y se acrecentarán extraordinariamente. ←

A los europeos y en particular a los españoles nos sorprende que un evento de estas proporciones haya ocurrido en la cuna de democracia moderna, en el paradigma del rule of law. Como sabemos los catalanes, lo que empieza siendo una diferenciación entre grupos en la competencia política puede convertirse en un incidente enorme. Efectivamente, en todas partes el reto del secesionismo y del populismo al Estado de derecho es formidable.

→ El europeísmo surgió, precisamente, para superar el nacionalismo. El nacionalismo es contrario al espíritu europeo. El Brexit contraría la integración europea y dará alas a la tarea desestabilizadora de los diferentes independentismos y extremismos. ←

Por consiguiente, la retirada del RU de las instituciones de la UE y el previsible auge de los populismos independentistas, llevarán a que avance el proceso de integración europea y dé un salto de calidad, acaso solidificando en una constitución federal lo esencial del acervo político de Europa.

Fuente: Análisis del Brexit. La salida del Reino Unido de la Unión Europea. Publicado por sccadmin el Mar, 06/28/2016 - 13:03.

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Objetivos de Societat Civil Catalana

“Societat Civil Catalana” es una asociación que tiene como objetivos:

Promover, difundir y fomentar la cohesión y la convivencia entre los ciudadanos en Cataluña y de estos con el resto de los españoles.

Promover, difundir y mantener la cultura catalana como parte inseparable de la cultura española común.

Aunar los esfuerzos de todas aquellas personas y grupos que trabajan con los anteriores objetivos.

“Societat Civil Catalana” quiere contar con los que creen en una Cataluña integrada en una España plural y que participan de nuestros objetivos.

“Societat Civil Catalana” es independiente y no está vinculada a ningún partido político. Quienes participan en “Societat Civil Catalana” lo hacen a título individual.

 

29.06.16 | 18:00. Archivado en Europa, España, Pro justitia et libertate

17/06/2012

La necesidad de liquidez de la economía real confrontada con la ayuda europea.

 

El interés que España deberá pagar por el crédito de sus socios del Eurogrupo estará en torno al 3%.

El portavoz de Asuntos Económicos de Bruselas, Amadeo Altafaj, admite que le parece "razonable" cobrar al Estado español entre un 3% y un 4%, rentabilidades inferiores a las que le cuesta a España el financiarse en los mercados, alrededor de un 7%.

Según el mismo Amadeo Altafaj, el Estado podría embolsarse, por rescatar a los bancos en problemas, la diferencia entre el 4% que pagaría a sus socios del Eurogrupo y el 8,5% que cobraría a la banca rescatada. (1)

Nosotros nos preguntamos:

¿Qué interés tendrán que pagar a la banca sus clientes para "disfrutar" de esta "ayuda" europea?

La respuesta parece clara:

Si en los préstamos a sus clientes la banca imita “golosamente” al gobierno multiplicando por dos el interés que ella pagaría al estado, 8,5% x 2 = 17%, la liquidez resultante no llegará a la economía real como "ayuda" sino más bien como una "carga insoportable".

El terrible problema de este sistema de transmisión de “ayudas”, entre la UE y la economía real pasando por los bancos, es su dependencia radical del principio especulativo de rentabilidad inmediata o de capitalización cruda y dura que preside a todas las operaciones financieras de los bancos que han engendrado la crisis.

Esperemos que mis temores sean infundados y que los bancos se contenten con mucha menos ganancia, porque la perspectiva evocada aquí como un peligro es de lejos peor que la existente por ahora, ya en sí misma comparativamente desventajosa para España en el ámbito de las exportaciones. En el contexto actual, tanto europeo como mundial, este ámbito es vital para el crecimiento de España y, por ende, para que logre salir de la recesión, del desempleo y de los demás castigos de la crisis rigurosa a la que está cruelmente sometida:

“España sale mal parada en comparación con su entorno. El tipo de interés de los créditos nuevos inferiores a un millón de euros a empresas se situó en el 5,32%, un nivel superior a la media de la eurozona (4,19%), de Italia (4,70%) o Alemania (3,34%), aunque superado por los rescatados Portugal (7,31%) y Grecia (6,89%), según los datos de abril del Banco Central Europeo (BCE). Eso perjudica las exportaciones. » (2)

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(1) Almunia avanza que España tendrá que cobrar un 8,5% a la banca por la ayudaEFE/ EL PAÍS Bruselas / Madrid 12 JUN 2012 - 17:04,

(2) La sequía crediticia se agravaAMANDA MARS, Madrid 17 JUN 2012, 02:24

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17:07 Écrit par SaGa Bardon dans Europa | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |